La prothèse de poignet s’adresse aux patients dont l’arthrose est devenue trop douloureuse et invalidante malgré le traitement médical. Son objectif est double : supprimer la douleur et conserver une mobilité utile de la main, là où d’autres techniques figent l’articulation. Comprendre chaque étape, de l’indication à la rééducation, aide à aborder l’intervention plus sereinement.
Dans quels cas opérer ?
La prothèse de poignet est proposée lorsque l’arthrose du poignet est évoluée, douloureuse et gênante au quotidien, et que les traitements non chirurgicaux — attelle, rééducation, antalgiques, infiltrations — ne suffisent plus.
Le bon candidat est évalué selon plusieurs critères :
- le stade de l’usure et l’atteinte globale de l’articulation ;
- la qualité de l’os, indispensable pour ancrer solidement l’implant ;
- le niveau d’activité et la nature des sollicitations de la main ;
- les attentes du patient en matière de douleur et de mobilité.
La décision est toujours prise avec vous, après avoir pesé les bénéfices et les alternatives.
Comment se déroule l’intervention ?
L’intervention a lieu au bloc opératoire. Par une incision sur le dos du poignet, votre chirurgien retire les surfaces articulaires usées entre l’avant-bras et les os du carpe. Il met ensuite en place les composants de la prothèse, qui recréent une articulation lisse et indolore.
Toute l’attention porte sur le bon équilibre de l’implant, afin de préserver un mouvement utile du poignet. Cette technique se distingue de la fusion, qui supprime la mobilité : la prothèse cherche au contraire à la conserver.
Avant l’opération, un bilan complet est réalisé : examen clinique, radiographies et, si besoin, imagerie complémentaire pour évaluer précisément l’os et planifier l’implant. Ce temps de préparation permet d’anticiper le geste et de répondre à toutes vos questions.
Anesthésie et hospitalisation
L’intervention se fait le plus souvent sous anesthésie locorégionale : seul le bras est endormi, le temps de l’opération et des premières heures. Cette technique limite les effets d’une anesthésie générale et facilite la prise en charge de la douleur au réveil.
L’hospitalisation est généralement courte. Le déroulé précis du séjour vous est expliqué en amont ; vous pouvez en savoir plus sur notre page consacrée à l’hospitalisation.
Les suites et la rééducation
Après l’intervention, le poignet est immobilisé par une attelle pendant quelques semaines, le temps de la cicatrisation. La douleur est prise en charge par un traitement adapté, et vous recevez des consignes claires pour les gestes du quotidien.
Une rééducation progressive vient ensuite :
- elle commence en douceur, sans forcer sur l’articulation ;
- elle vise à récupérer mobilité et force étape par étape ;
- elle mobilise d’abord les doigts et l’épaule pour éviter l’enraidissement ;
- elle est encadrée par votre kinésithérapeute, en lien avec votre chirurgien.
Le suivi régulier permet d’adapter le rythme à votre récupération et de vérifier la bonne intégration de l’implant au fil des semaines. Nos conseils pour cette période figurent sur la page après l’intervention.
Quand reprendre ses activités ?
La reprise se fait de manière progressive et personnalisée. Les gestes simples du quotidien sont autorisés en premier, puis les activités plus sollicitantes au fil de la consolidation. Le délai dépend de votre métier, de votre main dominante et de votre récupération.
Votre chirurgien vous indique, à chaque consultation, les gestes autorisés et le moment de reprendre vos activités, sans précipiter ni retarder inutilement.
Les efforts de force et les sollicitations intenses sont introduits prudemment, pour protéger l’implant dans la durée.
Résultats attendus
L’objectif premier de la prothèse de poignet est de supprimer la douleur liée à l’arthrose et de retrouver une main utilisable au quotidien, tout en préservant une mobilité que la fusion ne permet pas. La qualité du résultat dépend de l’état de départ, du respect de la rééducation et du niveau de sollicitation de la main.
Comme tout implant, la prothèse a une durée de vie qui dépend de l’activité et de la qualité de l’os ; un suivi régulier permet de la surveiller dans le temps. La plupart des patients retrouvent un poignet bien plus confortable pour les gestes essentiels du quotidien, ce qui reste le but recherché.
Pour en savoir plus sur cette intervention réalisée au CCOA, à Aubagne, consultez notre fiche dédiée à la prothèse de poignet à Aubagne.