L’arthrose de l’épaule — que les médecins appellent omarthrose — est une cause fréquente de douleur de l’épaule, surtout après 60 ans. Elle s’installe lentement, souvent sur plusieurs années, et finit par gêner les gestes du quotidien comme s’habiller, se coiffer ou attraper un objet en hauteur. La bonne nouvelle : dans la majorité des cas, des solutions simples soulagent durablement, et la chirurgie ne se discute qu’au bon moment.
Qu’est-ce que l’arthrose de l’épaule ?
L’épaule est formée par la rencontre de deux os, la tête de l’humérus et l’omoplate, dont les surfaces sont recouvertes d’un cartilage lisse qui permet à l’articulation de bouger sans frottement. Avec le temps, ce cartilage s’amincit et s’use. Les os finissent par frotter l’un contre l’autre, ce qui provoque douleur, inflammation et raideur : c’est l’arthrose.
Cette usure est progressive et irréversible, mais sa vitesse d’évolution varie beaucoup d’une personne à l’autre. Beaucoup de patients vivent des années avec une arthrose modérée, bien contrôlée.
Quels sont les symptômes ?
Les signes apparaissent en général de façon insidieuse :
- une douleur profonde de l’épaule, d’abord lors des mouvements, puis avec le temps même au repos et la nuit ;
- une raideur croissante qui rend difficiles les gestes du quotidien ;
- une gêne pour lever le bras, se coiffer, s’habiller ou attraper un objet en hauteur ;
- parfois des craquements ou des frottements lors des mouvements.
Quand la douleur devient nocturne et perturbe le sommeil, elle ne doit plus être banalisée : c’est le moment d’un bilan spécialisé.
Quelles sont les causes et facteurs de risque ?
L’arthrose de l’épaule n’a pas une cause unique. Plusieurs éléments favorisent son apparition :
- l’âge, qui reste le premier facteur ;
- des antécédents de fracture ou de luxation de l’épaule ;
- une atteinte ancienne de la coiffe des rotateurs, ces tendons qui entourent et stabilisent l’articulation ;
- certaines activités professionnelles ou sportives très sollicitantes pour l’épaule.
Comment se fait le diagnostic ?
Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique : votre chirurgien analyse la douleur, la mobilité et la force de l’épaule. Il est confirmé par des radiographies, qui montrent le pincement de l’articulation et l’usure du cartilage. Un scanner ou une IRM peuvent compléter le bilan, notamment pour évaluer l’état des tendons avant d’envisager un traitement.
Les traitements non chirurgicaux
C’est par là que commence toujours la prise en charge. Plusieurs leviers se combinent :
- les antalgiques et anti-inflammatoires prescrits lors des poussées douloureuses ;
- la kinésithérapie, pour entretenir la mobilité et renforcer les muscles qui stabilisent l’épaule ;
- l’adaptation des gestes du quotidien, en limitant les mouvements les plus douloureux et les efforts bras en l’air ;
- les infiltrations, parfois proposées pour calmer une phase douloureuse.
Bien conduits, ces traitements suffisent à soulager la plupart des patients pendant de nombreuses années. Pour aller plus loin, consultez notre fiche dédiée à l’arthrose de l’épaule à Aubagne.
Quand envisager la chirurgie ?
La chirurgie n’est proposée que lorsque la douleur devient invalidante et que les traitements non chirurgicaux ne suffisent plus. La solution de référence est alors la prothèse d’épaule, qui remplace les surfaces articulaires usées par un implant et permet de retrouver une épaule plus mobile et nettement moins douloureuse.
Le choix se fait toujours avec vous, en fonction de votre gêne réelle, de l’état de vos tendons, de votre âge et de vos attentes. L’opération n’est jamais précipitée.
Vivre avec une omarthrose : nos conseils
Garder l’épaule en mouvement avec des exercices doux, éviter les gestes les plus douloureux, suivre les conseils de votre kinésithérapeute et ne pas laisser la douleur s’installer : ces réflexes simples font une vraie différence. Un suivi régulier permet d’ajuster le traitement et d’agir au bon moment si la situation évolue.