Quand l’arthrose n’use qu’un seul côté du genou, il n’est pas toujours nécessaire de remplacer toute l’articulation. La prothèse partielle, aussi appelée prothèse unicompartimentale, ne traite que la zone abîmée et conserve tout le reste. Plus ciblée et moins invasive, elle offre souvent une récupération plus douce chez les patients bien sélectionnés. Voici son principe, son déroulé et ce qui vous attend après l’opération.
Le principe : ne remplacer que la partie usée
Le genou comporte plusieurs compartiments. Lorsque l’arthrose du genou ne touche que l’un d’eux — le plus souvent le compartiment interne — il n’est pas utile de remplacer l’articulation entière.
La prothèse partielle consiste à retirer seulement le cartilage abîmé et à poser un implant de petite taille sur la zone concernée. Elle conserve les ligaments croisés et les parties saines du genou. Cette approche respecte au maximum l’anatomie naturelle, ce qui explique la sensation de genou souvent plus « naturel » décrite par les patients.
En préservant les ligaments et le cartilage sain, la prothèse partielle respecte la mécanique propre de votre genou.
Dans quels cas opérer ?
La prothèse partielle s’adresse à un profil précis :
- une arthrose localisée à un seul compartiment du genou ;
- des ligaments intacts, notamment les ligaments croisés ;
- une bonne mobilité du genou ;
- une gêne devenue quotidienne malgré un traitement médical bien conduit.
Tous les genoux ne se prêtent pas à cette technique. L’examen clinique et les radiographies sont indispensables pour confirmer qu’elle est adaptée. Au CCOA, à Aubagne, le Dr Dessyn vérifie ces critères et vous précise lors de la consultation si vous êtes un bon candidat.
Comment se déroule l’intervention ?
L’intervention se réalise sous anesthésie générale ou loco-régionale, selon votre situation. L’incision est plus réduite que pour une prothèse totale. Votre chirurgien prépare uniquement le compartiment concerné, puis met en place les composants prothétiques sur cette zone.
Le reste de l’articulation, sain, n’est pas touché : c’est tout l’intérêt d’une technique ciblée et économe.
Anesthésie et hospitalisation
Vous rencontrez l’anesthésiste en consultation avant l’opération pour définir le type d’anesthésie le mieux adapté. La durée d’hospitalisation est généralement courte.
La douleur est prise en charge dès le réveil, ce qui permet une mobilisation rapide. Pour mieux comprendre cette étape, consultez notre page dédiée à l’hospitalisation.
Les suites et la rééducation
C’est l’un des atouts de cette technique : la récupération est en général plus douce que pour une prothèse totale.
- la marche reprend rapidement, souvent dès le lendemain de l’opération, avec une aide adaptée ;
- la rééducation reste essentielle pour récupérer la flexion et la force ;
- les activités du quotidien sont reprises progressivement ;
- un suivi régulier vérifie le bon fonctionnement de l’implant.
La page après l’intervention décrit ce que vous pouvez attendre de ces premières semaines.
Quand reprendre ses activités ?
Le retour aux activités habituelles se fait progressivement, à votre rythme et selon votre évolution. La conduite, le travail puis les loisirs reprennent par étapes, avec l’accord de votre chirurgien. Grâce au caractère moins invasif de l’intervention, ces reprises sont souvent plus précoces qu’après une prothèse totale.
Résultats attendus
Bien indiquée, la prothèse partielle vise à supprimer la douleur du compartiment usé tout en conservant un genou aussi naturel que possible. Si l’arthrose venait à progresser plus tard sur les autres compartiments, une prothèse totale du genou resterait envisageable. Le choix entre les deux solutions se fait toujours avec vous, après un bilan complet et un échange sur vos attentes.