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Arthrose du genou (gonarthrose) : symptômes, causes et traitements

Dr Edouard Dessyn · 21 juin 2026 · 3 min de lecture

Personne se tenant le genou douloureux

L’arthrose du genou — que les médecins appellent gonarthrose — est l’une des causes les plus fréquentes de douleur articulaire après 50 ans. Elle s’installe progressivement, souvent sur plusieurs années, et finit par gêner la marche et les gestes du quotidien. La bonne nouvelle : dans la majorité des cas, des solutions simples suffisent à retrouver un genou confortable, et la chirurgie ne se discute qu’au bon moment.

Qu’est-ce que l’arthrose du genou ?

Le genou est tapissé d’un cartilage, un revêtement lisse qui permet aux os de glisser sans frottement. Avec le temps, ce cartilage s’use et s’amincit. Les surfaces osseuses finissent par se rapprocher, ce qui provoque douleur, inflammation et raideur : c’est l’arthrose.

Cette usure est progressive et irréversible, mais sa vitesse d’évolution varie énormément d’une personne à l’autre. Beaucoup de patients vivent des années avec une arthrose modérée, bien contrôlée.

Quels sont les symptômes ?

Les signes apparaissent en général de façon insidieuse :

  • une douleur qui augmente à l’effort (marche, escaliers, position accroupie) et se calme au repos ;
  • une raideur au réveil ou après être resté assis longtemps, qui se « dérouille » en quelques minutes ;
  • une gêne à la marche et un périmètre qui se réduit peu à peu ;
  • parfois des craquements, un gonflement ou une sensation d’instabilité.

Quand la douleur devient nocturne ou permanente, elle ne doit plus être banalisée : c’est le moment d’un bilan spécialisé.

Quelles en sont les causes et les facteurs de risque ?

L’arthrose n’a pas une cause unique. Plusieurs éléments favorisent son apparition :

  • l’âge, qui reste le premier facteur ;
  • le surpoids, qui augmente les contraintes sur le genou ;
  • les antécédents de traumatisme (entorse grave, lésion du ménisque, fracture) ;
  • une déviation de l’axe de la jambe (genou en « X » ou en « parenthèses ») ;
  • certaines activités professionnelles ou sportives très sollicitantes.
Schéma d'un genou et de son axe en orthopédie
Une mauvaise répartition des appuis use le cartilage d'un seul côté du genou.

Comment pose-t-on le diagnostic ?

Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique : votre chirurgien analyse la douleur, la mobilité et la stabilité du genou. Il est confirmé par des radiographies, souvent réalisées en position debout, qui montrent le pincement de l’articulation. Une IRM n’est demandée qu’en cas de doute ou pour rechercher une lésion associée.

Les traitements non chirurgicaux

C’est par là que commence toujours la prise en charge. Plusieurs leviers se combinent :

  • adapter son activité : privilégier les sports doux (vélo, natation) et réduire les chocs ;
  • perdre du poids si nécessaire : chaque kilo en moins soulage le genou ;
  • la kinésithérapie, pour renforcer les muscles qui stabilisent l’articulation ;
  • les antalgiques et anti-inflammatoires lors des poussées douloureuses ;
  • les infiltrations (corticoïdes, acide hyaluronique) dans certaines situations.

Bien conduits, ces traitements suffisent à soulager la plupart des patients pendant de nombreuses années. Pour aller plus loin, consultez notre fiche dédiée à l’arthrose du genou à Aubagne.

Quand envisager la chirurgie ?

La chirurgie n’est proposée que lorsque la gêne devient quotidienne et invalidante malgré un traitement bien suivi. Selon l’âge, l’étendue de l’usure et l’axe de la jambe, deux grandes options existent :

  • l’ostéotomie du genou, qui réaxe la jambe pour soulager le compartiment usé — souvent proposée aux patients plus jeunes et actifs ;
  • la prothèse de genou, totale ou partielle, qui remplace les surfaces abîmées et redonne un genou indolore.

Le choix se fait toujours avec vous, en fonction de votre gêne réelle, de vos attentes et de votre mode de vie.

Vivre avec une gonarthrose : nos conseils

Garder un genou en mouvement, surveiller son poids, renforcer ses cuisses et ne pas laisser la douleur s’installer : ces réflexes simples font une vraie différence. Un suivi régulier permet d’ajuster le traitement et d’agir au bon moment si la situation évolue.

Questions fréquentes

L'arthrose du genou peut-elle guérir ?

Le cartilage usé ne se reconstitue pas. En revanche, on peut très souvent calmer durablement la douleur et préserver la fonction du genou grâce à un traitement adapté. L'objectif n'est pas de « guérir » l'usure, mais de retrouver un genou confortable au quotidien.

Faut-il arrêter le sport quand on a de l'arthrose du genou ?

Non, au contraire : maintenir une activité physique adaptée protège le genou. Les sports à faible impact (vélo, natation, marche) sont recommandés. On évite simplement les chocs répétés et les mouvements douloureux. Votre chirurgien et votre kinésithérapeute vous aident à trouver le bon dosage.

L'arthrose du genou impose-t-elle forcément une opération ?

Non. La grande majorité des arthroses du genou se gèrent sans chirurgie pendant des années. L'opération n'est proposée que lorsque la gêne devient quotidienne malgré un traitement bien conduit, et toujours en accord avec vous.

Combien de temps dure une prothèse de genou ?

Les prothèses actuelles offrent d'excellents résultats sur le long terme : une grande partie d'entre elles fonctionnent encore quinze à vingt ans après la pose. La durée dépend de l'activité, du poids et de la qualité de l'os.

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